Manifestation de dimanche à Bordeaux : encore et toujours, la police mutile

Lors de la manifestation contre le fascisme et la venue de Marine Le Pen ce dimanche à Bordeaux, de nombreux médias ont évoqué la « violence » des manifestant·e·s qui auraient « attaqué la police ». Alain Juppé, quant à lui, tout en condamnant les « violences », a pu tranquillement affirmer ce matin dans les colonnes du journal Sud Ouest qu’il n’y avait eu « aucun blessé » (voir ici).

Or, un jeune manifestant a dimanche été victime d’un tir de flashball en pleine tête.

En effet, alors qu’au milieu du cours Victor Hugo les forces de police avaient commencé à tirer des grenades lacrymogènes et de désencerclement, le jeune homme (qui souhaite garder l’anonymat), pris dans un mouvement de foule et alors qu’il essayait de s’écarter, a reçu en tir tendu une « balle de défense » à 2cm de son œil droit.

Selon le récit qu’il nous en a fait, « j’étais en train de reculer au niveau de Saint Eloi, j’ai vu que c’était en train de se tendre et que la police nous encerclait, et c’est là que j’ai pris un flashball en pleine gueule sans comprendre ce qui m’arrivait ».

Mais plusieurs personnes ont vu la scène et rapidement, le jeune homme est pris en charge : « Les camarades étaient hyper efficaces, il y avait un mec avec un kit médical et d’autres personnes qui m’ont écarté et aidé en attendant les pompiers ».

Le bilan est lourd : il sortira de l’hôpital avec 15 points de suture et une double fracture de l’os zygomatique.

Rappelons qu’il est totalement interdit de faire usage du flashball en tir tendu et surtout en pleine tête, car cela peut représenter un danger mortel. Les flics semblent donc avoir eu beaucoup de plaisir à tirer sur la foule, d’autant plus quand cette dernière clamait son refus du fascisme et de la propagande raciste de Le Pen.

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